Ma façon de travailler

Traces de pas dans le sable

Ce que nous ferons ensemble

Il arrive qu’on me pose la question dès la fin du premier rendez-vous : concrètement, on va faire quoi ?

Je n’ai pas de réponse valable pour tout le monde. En analyse, la réponse est concrète, et elle s’adresse à cette personne-là. Pour la donner, il faut d’abord vous avoir rencontré.

Ce que nous pouvons faire, au sens le plus large, c’est aller vers cette rencontre.

Une clinique du lien

Je ne travaille pas à partir du symptôme.

Le symptôme pointe la souffrance, il ne la définit pas. Se focaliser sur lui reviendrait à décider ce qu’est la souffrance, à la traiter comme un objet dont on pourrait s’occuper séparément. Or c’est plutôt une expérience — que chacun habite à sa façon et traverse à sa façon.

Cela ne veut pas dire que rien ne change. Il arrive que le symptôme cède, parfois rapidement : une angoisse ou une anxiété qui se calme, des attaques de panique qui cessent, une dépression qui se desserre. Mais ce n’est pas là que se joue le travail, et ce n’est pas ce que je vise en premier.

Ce qui m’intéresse, c’est ce qui se passe entre les personnes. Ce qui circule, ce qui a cessé de circuler, ce qui s’est figé.

Une difficulté prend toujours place dans une histoire relationnelle plus large. Un couple n’est pas la somme de deux individus : c’est une histoire à part entière, avec sa mémoire, ses attentes conscientes et inconscientes, ses ressources. Dans une famille, ce que porte l’un de ses membres concerne souvent tous les autres, sans rien enlever à sa souffrance singulière.

C’est pourquoi ce travail n’est pas dirigé vers la rupture des liens. Il cherche plutôt à préserver ce qui compte pour la personne, et à remettre du mouvement là où quelque chose s’est arrêté.

Roseaux au bord de l’eau

Le cadre

Je reçois au cabinet, à Montpellier, quartier Beaux-Arts, ou en ligne. Les séances durent quarante-cinq à cinquante minutes.

Je préfère travailler une fois par semaine. Le rythme se définit progressivement, selon ce que vous apportez et ce que vous pouvez engager : du temps, et le prix des séances.

Cet engagement n’est pas une formalité. C’est souvent lui qui soutient le travail.

Ce que ce travail ne fait pas

Il ne fera de personne un super-héros.

Il ne change pas le passé. Il peut en changer l’interprétation, le récit, la façon de le voir — et cela change beaucoup.

Il ne répare pas des poupées cassées en trois séances, ni en dix, ni en quinze.

Et il ne répond pas à toutes les demandes. Même lorsqu’une attente se formule dès la première séance, on n’y répond pas ; on cherche d’abord à mieux la comprendre.

Ce que je ne pratique pas

Je ne pratique pas les thérapies cognitivo-comportementales. Je ne fais pas passer de tests psychométriques et je ne suis pas formée pour cela.

J’ai suivi une formation à l’EMDR et je l’ai pratiquée un an. J’ai choisi de ne pas la poursuivre. Ce qui opère en EMDR opère dans toute approche thérapeutique : c’est la relation — le transfert et le contre-transfert.

La thérapie n’est pas un acte technique. Je ne suis pas mathématicienne de la thérapie. Je suis plutôt du côté de l’artisanat, et peut-être de l’art.

→ Le lieu de la rencontre